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Informatique

/etc

Cédrix · 20/08/2023
Modifié le 19 mai 2026 à 19h59

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Le dossier /etc est l’un des répertoires fondamentaux d’un système Linux : il centralise les fichiers de configuration statiques du système et des services installés. Son nom, hérité d’Unix, vient de et cetera — à l’origine un fourre-tout pour tout ce qui n’avait pas sa place ailleurs, devenu avec le temps le centre névralgique de la configuration.

Conformément à la norme FHS (Filesystem Hierarchy Standard), /etc ne doit contenir aucun binaire exécutable compilé. En revanche, les scripts de configuration et d’initialisation y ont toute leur place.

Structure du dossier /etc

/etc regroupe à la fois des sous-dossiers dédiés à un service ou un sous-système, et des fichiers de configuration globaux. Les sous-dossiers les plus courants :

  • /etc/skel/ — fichiers « squelette » copiés dans le répertoire personnel d’un nouvel utilisateur à sa création. (Red Hat)
  • /etc/init.d/ — scripts de démarrage des services hérités de SysV init (sur les distributions modernes, largement remplacés par les unités systemd dans /etc/systemd/).
  • /etc/opt/ — configuration des programmes installés dans /opt. (FHS 3.0)
  • /etc/sysconfig/ — paramètres système, notamment sur les distributions de la famille Red Hat.
  • /etc/X11/ — configuration du système de fenêtres X11. (FHS 3.0)
  • /etc/sgml/ et /etc/xml/ — configuration des catalogues SGML et XML. (FHS 3.0)

En pratique, chaque service installé crée généralement son propre sous-dossier — /etc/ssh/, /etc/nginx/, /etc/apt/, etc. — où il regroupe ses fichiers de configuration.

Fichiers de configuration système

/etc héberge également des fichiers individuels essentiels au fonctionnement du système et partagés par de nombreux services :

  • /etc/passwd — informations sur les comptes utilisateurs : identifiant, groupe principal, répertoire personnel, shell. (FHS 3.0)
  • /etc/shadow — mots de passe chiffrés des comptes utilisateurs (lecture réservée à root).
  • /etc/group — définition des groupes d’utilisateurs et de leurs membres. (FHS 3.0)
  • /etc/fstab — table des systèmes de fichiers montés automatiquement au démarrage. (FHS 3.0)
  • /etc/exports — liste de contrôle d’accès des partages NFS. (FHS 3.0)
  • /etc/hosts — correspondances statiques entre noms d’hôtes et adresses IP. (FHS 3.0)
  • /etc/ssh/sshd_config — paramètres du serveur OpenSSH.
  • /etc/sudoers — règles définissant les utilisateurs autorisés à exécuter des commandes en tant qu’administrateur (à éditer via visudo, qui valide la syntaxe avant d’enregistrer).

L’importance du dossier /etc

Sans les fichiers de /etc, la plupart des services seraient incapables de démarrer ou de se comporter correctement : ce répertoire concentre les paramètres techniques, les règles de sécurité et les préférences globales du système.

Pour préserver l’intégrité de cette configuration, seul l’utilisateur root peut modifier ces fichiers. Les permissions par défaut sont en général 644 (lecture pour tous, écriture pour root), avec des exceptions strictes comme /etc/shadow (640 ou 600) ou /etc/sudoers (440). Cette restriction empêche un utilisateur ordinaire d’altérer un paramètre critique — ou de lire des secrets sensibles comme les empreintes de mots de passe.

En pratique, il est fortement recommandé de sauvegarder régulièrement /etc, voire de le placer sous contrôle de version avec un outil comme etckeeper, qui suit automatiquement chaque modification dans un dépôt Git. On peut ainsi revenir en arrière après une modification malheureuse, et comparer l’état actuel à une configuration connue pour fonctionner.

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