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La carte 8 relais
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Électronique

La carte 8 relais

Cédrix · 02/07/2026
Modifié le 2 juillet 2026 à 11h45

C’est un module 8 relais, un accessoire très courant qui se marie très bien avec un microcontrôleur ou micro ordinateur ! On le voit d’ailleurs inscrit sur la carte : “8 Relay Module”.

À quoi ça sert

Un relais est un interrupteur commandé électriquement. Ce module permet à un microcontrôleur (NodeMCU, Arduino, Raspberry Pi...) de piloter jusqu’à 8 appareils fonctionnant sous des tensions plus élevées : lampes 230V, pompes, électrovannes, moteurs, etc. Le microcontrôleur envoie un petit signal logique, et le relais fait “clac” pour ouvrir ou fermer le circuit de puissance.

Les gros cubes bleus sont les relais eux-mêmes, des Songle SRD-05VDC-SL-C. Le marquage nous dit tout : bobine de commande en 5V DC, et contacts capables de commuter jusqu’à 10A sous 250V AC ou 10A sous 30V DC. Le “SL-C” indique des contacts inverseurs : chaque relais a trois bornes de sortie (COM commun, NO normalement ouvert, NC normalement fermé).

Les petits boîtiers noirs à 4 pattes devant chaque relais sont des optocoupleurs (PC817). Ils isolent électriquement le circuit de commande (microcontrôleur) du circuit qui alimente les bobines des relais : une protection bienvenue.

On voit aussi les diodes (petits composants cylindriques rouges/noirs) qui protègent contre les pics de tension générés par les bobines à la coupure, des résistances CMS, et des LED qui indiquent l’état de chaque relais.

Le connecteur à broches sur la droite regroupe GND et les entrées IN1 à IN8 (on voit les sérigraphies IN2, IN3... le long de la carte) : chaque broche IN commande un relais. Il y a normalement aussi des broches VCC et un cavalier JD-VCC de l’autre côté pour l’alimentation.

Points importants pour l’utiliser avec un microcontrôleur

Ces modules sont généralement “actifs à l’état bas” : le relais s’enclenche quand on envoie un 0 (LOW), pas un 1. Ça surprend souvent au début.

Le microcontrôleur type nodeMCU sort du 3,3V sur ses GPIO alors que ce module est conçu pour du 5V. Grâce aux optocoupleurs, ça fonctionne en général en logique active-bas, mais il faut alimenter le module en 5V (les bobines l’exigent) et idéalement avec une alimentation séparée, car 8 relais activés simultanément consomment environ 500-600 mA, bien trop pour le régulateur du microcontrôleur.

Enfin, prudence : si vous comptez commuter du 230V, l’isolation et les précautions de câblage sont essentielles.

Côté commande (basse tension, microcontrôleurd)

Alimentez le module en 5V avec une alimentation externe capable de fournir au moins 1A, et non depuis la broche du microcontroleur. Reliez bien les masses (GND) entre le microcontroleur et le module pour que les signaux soient référencés correctement. Si ta carte possède le cavalier JD-VCC, vous pouvez le retirer et alimenter JD-VCC séparément : vous profitez alors pleinement de l’isolation des optocoupleurs entre le microcontrôleur et les bobines.

Pensez aussi à l’état au démarrage : au boot du microcontroleur, certains GPIO changent d’état brièvement (GPIO0, GPIO2, GPIO15 notamment), ce qui peut faire claquer les relais une fraction de seconde. Choisissez de préférence des broches “sûres” comme D1 (GPIO5) et D2 (GPIO4), et initialise les sorties dès le début du programme. Pour un appareil critique (chauffage, pompe), prévois un comportement par défaut sûr en cas de plantage ou de coupure.

Côté puissance (surtout si 230V)

C’est ici qu’il faut être rigoureux, car le 230V peut tuer :

  • Travaillez toujours hors tension : débranche complètement avant de toucher au câblage, et vérifie avec un testeur.
  • Coupez la phase avec le relais, pas le neutre. Couper le neutre laisse l’appareil sous tension même “éteint”.
  • Respectez les limites réelles : le relais est marqué 10A/250V, mais sur ces modules bon marché, les pistes du circuit imprimé et les borniers ne tiennent pas vraiment 10A en continu. Reste prudemment sous 5A environ (soit ~1000W en 230V), et évite les charges très inductives (gros moteurs, compresseurs) qui usent les contacts par arc électrique.
  • Protègez le circuit en amont : fusible ou disjoncteur adapté à la charge commandée.
  • Isolez physiquement : la face inférieure de la carte a des soudures 230V exposées. Montez l’ensemble dans un boîtier fermé, idéalement en plastique (isolant), avec des passe-câbles, hors de portée des doigts, de l’eau et de la poussière. Ne laissez jamais ça “à nu” sur un bureau.
  • Sépare bien les câblages : garde les fils secteur physiquement éloignés des fils basse tension et des câbles de données.
  • Utilise du fil de section adaptée (1,5 mm² minimum pour du 230V domestique) et serre bien les borniers à vis : une connexion lâche chauffe et peut provoquer un incendie.

Règle d’or

Si vous n’avez jamais manipulé de 230V, commencez par tester ton montage avec des charges basse tension (LED 12V, petit ventilateur) pour valider le code et le câblage. Et pour une installation permanente reliée au secteur, en France l’installation doit rester conforme à la norme NF C 15-100 ; en cas de doute, fais valider par quelqu’un d’expérimenté ou un électricien.

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